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Mars 2011 - Le forsythia

Le nom même du forsythia sonne comme une invitation à le forcer. C'est un jeu : en février, quand les bourgeons tout gonflés semblent n'attendre que le premier rayon tiède pour éclater, on cueille quelques tiges. A l'intérieur, le forsythia, berné, ne tarde pas à exploser de couleur.

Les premières fleurs du printemps sont jaunes, les primevères, les jonquilles, même les tulipes sauvages qui tapissaient les vignes, à l'époque où le désherbage se faisait sans herbicides. Le forsythia n'échappe pas à la règle. C'est un jaune qui réchauffe, une petite boule de soleil dans chaque jardin.

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C'est un arbuste d'une culture enfantine, qui s'accommode aussi bien d'un oubli complet que d'une taille maniaque : le forsythia est un must. Il répond à l'impatience que nous éprouvons dans l'attente du printemps. Sa floraison précoce est un cri de joie muet : "l'hiver se termine !"

Son heure de gloire terminée, le forsythia rentre dans l'ombre. Les feuilles prennent le relais des fleurs fanées. Elles offrent un écran de verdure agréable mais si banal qu'on oublie la plante le reste de l'année. On peut lui redonner de l'intérêt en y faisant grimper des pois de senteur, dans une floraison rose du plus bel effet.

Ouvert en semaine de 8h30 à 12h00 et 13h30 à 18h30, le samedi de 8h30 à 17h00