Les orchidées sont des plantes "parasites", au même titre que le gui sous nos climats. Ceci explique le drôle de substrat dont elle ont besoin, mélange d'écorces et de fibres diverses.
Au premier siècle de notre ére, les Orchidées sont mentionnées par Dioscoride, un médecin grec, chirurgien dans l'armée Romaine de Néron. Il y décrivit longuement l'Orchis longicruris qu'il appelait "Priapiskos" (petit Priape ou Satyrion des Anciens). La vague ressemblance de la fleur avec la silhouette humaine lui conférait des vertus magiques et aphrodisiaques. L'ingestion des tubercules séchés par un homme ou par une femme, déterminait le sexe de l'enfant à naître.

Dans l'Antiquité et pendant le Moyen Âge, les orchidées, comme beaucoup d'autres plantes, ont été principalement employées pour leurs propriétés supposées médicales et aphrodisiaques.
Les tubercules entraient dans la composition de nombreux philtres d’amour.
En 1597 John Gérard publie Gerard's herbal. L’auteur y signale que les orchidées étaient appelées “Satyrion femina” parce qu’elles entraient dans la composition de la nourriture des satyres en provoquant leurs débordements sexuels.
En 1640, Parkinson dans son Theatricum Botanicum, signale que les orchidées peuvent être utilisées pour faciliter la fertilité et la virilité.
On a longtemps cru que les orchidées poussaient là où les animaux qui copulaient avaient laissé tomber leur semence. Le British Herbal Guide de 1653 conseillait d’utiliser les orchidées avec précaution. " Elles sont chaudes et humides quand on les utilise, sous la domination de Vénus, et elles provoquent une violente lubricité".
LE PHALAENOPSIS.
C'est en 1825 que le botaniste hollandais Blume découvrit le Phalaenopsis lors d’une expédition en Turquie. Dans l'obscurité humide d’un sous-bois, il a d'abord pris les fleurs de cette orchidée pour des papillons. C'est de cette histoire qu’est tiré le nom de cette variété, dérivé du grec (phaina pour papillon et opsis pour apparence).
Source : Le langage des fleurs, M. Beauvais

