Fleur sympathique et florifère, le pélargonium, (injustement appelé géranium) que l’on accroche à nos balcons, aurait le pouvoir de protéger les habitations contre les esprits maléfiques et malintentionnés qui rodent autour. Dans certains endroits, on chuchote même que les pétales de la fleur se tournent vers les visiteurs animés d’intentions blâmables, afin de prévenir les propriétaires des lieux. Regardez attentivement vos géraniums quand vous recevez du monde ! Ils est possible qu'ils en disent plus qu'on ne le pense...

Les botanistes et les jardiniers de tout bord auront beau faire, ils n’empêcheront pas les gens d’appeler géraniums les
pélargoniums qui fleurissent leurs balcons. Pourtant le vrai géranium est une
plante vivace de talus ou de rocaille dont la légende raconte qu’elle aurait
signé un pacte avec le diable. Il ne
faudrait jamais couper sa fleur, sous peine de voir le diable nous sauter dessus.
Dans le Piémont, la coutume était de frotter énergiquement les loquets, espagnolettes et autres serrures de la maison avec une « pâte » de feuille de géranium. Cela protégerait la maison et ses habitants des mauvais esprits. Dans les campagnes françaises, on dit aussi qu’il protège des serpents, comme l’affirme ce vieux dicton : « Le serpent ne va pas là où le géranium croît. »
Pour revenir au pélargonium, star des balcons suisses, qui doit son succès sous nos latitudes à son exceptionnelle faculté à fleurir tout l'été et à sa bonne "résistance" au manque d'eau, il est bon de savoir qu'il est possible de le garder pendant plusieurs années de suite sous certaines conditions d'hivernage.
Source : Le langage des fleurs, M. Beauvais
